Campagne

Secteurs parapublics et privés

Centre de la petite enfance (CPE)

La FSSS–CSN est l’organisation syndicale la plus importante dans le secteur des centres de la petite enfance (CPE) au Québec. Elle représente près de 13 000 travailleuses et travailleurs provenant de plus de 420 CPE, regroupés pour la plupart en syndicats régionaux. De nombreux titres d’emploi sont représentés, notamment celui d’éducatrice, de responsable à l’alimentation, agente-conseil en soutien pédagogique, agente de conformité, adjointe administrative, secrétaire-comptable, commis-comptable et préposée. Le secteur est représenté par Stéphanie Vachon qui provient du Syndicat des travailleuses des CPE de l’Estrie.

Les priorités du secteur

Après une dernière ronde de négociation où le secteur a fait face à un gouvernement intraitable qui avait la volonté de sabrer dans les conditions de travail des travailleuses, la parité espérée avec le secteur public n’a malheureusement pas été atteinte. La FSSS–CSN continuera de militer pour compléter le développement du réseau des services éducatifs sans but lucratif afin d’offrir les meilleurs services possible aux enfants. Et pour cela, il faudra offrir au personnel des CPE une reconnaissance à la hauteur des besoins des tout-petits. C’est l’avenir du réseau qui en dépend.

En 1980, alors que l’Office des services de garde à l’enfance (l’OSGE) est créée, les syndicats CSN commencent tranquillement à s’implanter dans les garderies. Parmi les revendications de l’époque, la Fédération réclame du personnel en nombre suffisant et bien rémunéré, une gestion garantissant l’autonomie et la participation des usagers et des membres du personnel.

Près de 10 ans plus tard, en 1989, une entente comportant d’importants gains est conclue, dont la mise en place d’un régime d’assurance collective et d’une politique de subventions pour la formation du personnel.

Les CPE sont créés en 1997, en même temps que le ministère de la Famille et de l’Enfance. La négociation qui suit en 1998-1999 culmine en un mandat de grève générale illimitée. Au terme de cette négociation, le comité de négociation réussit notamment à obtenir un important rattrapage salarial de 35 %, échelonné sur 4 ans, ainsi que la création d’une échelle salariale unique.

En 2005, le projet de loi 124 est adopté sous bâillon. Ce dernier vise la création de 130 bureaux coordonnateurs (BC) afin de prendre le relais des CPE dans la gestion des services de garde en milieu familial. La loi provoque la perte d’emploi de plusieurs conseillères pédagogiques. Les BC voient finalement le jour en 2007.

En 2011 s’amorce une première négociation nationale. De grandes avancées sont accomplies lors de cette négociation relativement aux congés de maladie, des vacances et du programme de préretraite.

La ronde de négociations de 2015 s’enclenche avec comme trame de fond une menace de modulation de la tarification des services selon le revenu et l’optimisation des services de garde. La modulation des tarifs est abolie en 2020 grâce à une lutte de longue haleine menée par la FSSS et la CSN.

Lors de la négociation de la convention collective 2020-2023, les travailleuses des CPE cumulent 18 jours de grève, se montrant plus solidaires que jamais. Après une grève générale illimitée, les gains sont énormes : des augmentations salariales allant jusqu’à 18 % sur 3 ans, 13 jours fériés payés à 100 % pour tous les titres d’emploi, une hausse de la contribution patronale au régime d’assurance collective, des primes pour encourager la qualification des travailleuses ainsi que des heures rémunérées pour tenir à jour les dossiers des enfants.

Durant la dernière négociation, le gouvernement et les employeurs adoptent une position d’attaque avec des demandes de reculs sur les conditions de travail. La mobilisation incroyable dont a fait preuve l’ensemble du réseau a permis de freiner plusieurs de ces reculs. Parmi les gains obtenus par la Fédération, figurent les augmentations salariales totalisant 17,4 % sur 5 ans, la prime de disponibilité au travail, la prime fixe d’éloignement et de rétention, la bonification de la banque d’heures annuelles pour la gestion à la cuisine et la prime de valorisation pour la travailleuse d’expérience.

Dernières nouvelles

Campagnes en cours

Contenus sur cette page